Sublimé et dévoilé, infâme et écrasé : le corps féminin dans l’iconographie des premiers Bourbons
Les portraits royaux des premiers Bourbons, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV, exploitent l’ambivalence du corps féminin comme un puissant outil de légitimation politique. Son image, à la fois symbole de vertu et manifestation des forces menaçant l’ordre monarchique, incarne visuellement la lutte en...
Bewaard in:
| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
|---|---|
| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Les Cahiers de Framespa
2025
|
| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Les portraits royaux des premiers Bourbons, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV, exploitent l’ambivalence du corps féminin comme un puissant outil de légitimation politique. Son image, à la fois symbole de vertu et manifestation des forces menaçant l’ordre monarchique, incarne visuellement la lutte entre le Bien et le Mal. La nudité, entre beauté idéalisée et monstruosité, traduit une dualité profondément ancrée dans la culture de l’époque. Par son pouvoir évocateur, le corps magnifie la vertu royale tout en personnifiant les opposants au pouvoir. Cette rhétorique visuelle, héritée de l’Antiquité, met en scène la femme comme allégorie de la pureté mais aussi de la menace, forgeant ainsi un langage iconographique qui soutient et renforce le discours politique monarchique. |
|---|