Le roi est mort, vive le roi ?

Le paroxysme et la raison d’être du concept des deux corps du roi sont atteints à l’instant où le corps terrestre du souverain disparait pour ne laisser intact que le corps politique, voué à la continuation dynastique. C’est à l’instant de la mort que l’unité des deux corps se délie. Dans ce context...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Autor principal: Sapir, Itay
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Les Cahiers de Framespa 2025
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Le paroxysme et la raison d’être du concept des deux corps du roi sont atteints à l’instant où le corps terrestre du souverain disparait pour ne laisser intact que le corps politique, voué à la continuation dynastique. C’est à l’instant de la mort que l’unité des deux corps se délie. Dans ce contexte, l’article considère les représentations picturales de morts royales, en particulier la non‑représentation de l’événement historique qu’est la mort d’Henri IV par Rubens dans le cycle consacré à la vie de Marie de Médicis qu’il crée en 1622‑1625. La mort royale est étudiée comme un cas précis de la problématique plus générale de la représentation de l’instant du décès dans la peinture de la première modernité européenne.