L’arme politique du prêt : premières réflexions sur les Bolonais et les prêts à la ville à la fin du xive siècle

Toutes les grandes villes italiennes de la fin du Moyen Âge ne pouvaient pas compter sur un système établi de dette publique comme Florence, Sienne, Venise, Gênes et d’autres. L’une de ces villes était Bologne, elle n’a pas eu de dette consolidée avant 1390, grâce à la fondation du Monte Comunis sur...

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Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Egile nagusia: Conti, Marco
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Les Cahiers de Framespa 2022
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Deskribapena
Gaia:Toutes les grandes villes italiennes de la fin du Moyen Âge ne pouvaient pas compter sur un système établi de dette publique comme Florence, Sienne, Venise, Gênes et d’autres. L’une de ces villes était Bologne, elle n’a pas eu de dette consolidée avant 1390, grâce à la fondation du Monte Comunis sur le modèle des institutions de crédit florentines et vénitiennes. À Bologne, le déficit est couvert normalement par une hausse des impôts, des impositions ad hoc, et grâce à des prêts à court terme pour compenser ponctuellement les différentes dépenses extraordinaires. Sachant cela, nous allons aborder le système de financement de la ville de Bologne plus en détail sur la période qui couvre la fin des années 1370, période de transition politique pour Bologne, car en 1376 la ville se rebellera contre la domination de la papauté et retrouvera une certaine autonomie. Dans un premier temps, nous verrons la situation des finances de la ville de Bologne, ses moyens de financement, et la nature de son endettement. Dans un deuxième temps, nous verrons les prêts accordés à la ville, quels étaient ses créanciers et le profil de ces derniers.