Le « printemps silencieux » des monuments, les milieux scientifiques de la restauration et la biosphère

Le monument souffre de l’absence d’environnement naturel. Aujourd’hui, les sites restaurés ne supportent ni biosphère, ni réappropriation par le vivant. Au cours des recherches liées à la restauration, les techniques et solutions, apportées par les laboratoires de recherche privés comme publics aux...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
מחבר ראשי: Phalip, Bruno
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Les Cahiers de Framespa 2022
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Le monument souffre de l’absence d’environnement naturel. Aujourd’hui, les sites restaurés ne supportent ni biosphère, ni réappropriation par le vivant. Au cours des recherches liées à la restauration, les techniques et solutions, apportées par les laboratoires de recherche privés comme publics aux altérations des matériaux de construction, dominent et font appel à la chimie. Le monument est ainsi devenu objet d’expériences de laboratoires, au sein desquels les représentants des sciences humaines se sont souvent désengagés, en laissant ces questions à l’ingénierie. De nouveaux débats et nouvelles directions de recherche méritent de prévaloir. Dans le cadre d’une dialectique biodégradation / bioprotection, les conclusions proposées sont alors celles d’une conservation du biofilm, d’une absence de traitements chimiques, d’une proscription des moyens mécaniques, comme des nettoyages répétés. De nouvelles noces entre minéral et végétal sont possibles. Seule une poignée d’études contribue à la compréhension de la bioprotection, comparée à la vaste littérature consacrée à la biodégradation.