L’anticommunisme de la droite gouvernementale dans la vie politique française de 1968 à 1984
La période qui court des événements de mai 1968 jusqu’à l’élection de François Mitterrand montre que l’anticommunisme en France connaît un regain incontestable dans les milieux politiques de la droite parlementaire. Animé par de vieux fantasmes sur la « peur du rouge » dans les milieux les plus cons...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Les Cahiers de Framespa
2021
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La période qui court des événements de mai 1968 jusqu’à l’élection de François Mitterrand montre que l’anticommunisme en France connaît un regain incontestable dans les milieux politiques de la droite parlementaire. Animé par de vieux fantasmes sur la « peur du rouge » dans les milieux les plus conservateurs dans les années 1960, il trouve dans une partie du gaullisme de gouvernement de la fin des années 1960 et autour des événements de 1968, un regain féroce, un argument porteur dans le combat politique que confirment les élections législatives de juin 1968. Le débat s’accentue encore dans les années 1970, autour de l’alliance socialo-communiste née du Programme commun de gouvernement. La droite, très craintive d’une possible alternance, n’hésite pas à multiplier les amalgames. François Mitterrand et le PS seraient prisonniers du PCF. Tous les arguments sont utilisés, notamment la privation des libertés, programmée, la misère économique à venir, le totalitarisme comme projet… une caricature qui relaye les représentations les plus négatives du monde communiste. Le mouvement se maintient puis s’érode lentement au début des années 1980. |
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