Des généraux contre la transition démocratique. Armée, anticommunisme et déstabilisation de la démocratie en Espagne (1975-1982)
La transition démocratique espagnole (1975-1982) est traversée par un fort anticommunisme de plusieurs groupes militaires conservateurs et nostalgiques du franquisme. Cet anticommunisme se manifeste à la fois par une hostilité vis-à-vis des réformes politiques menées par le gouvernement Suárez, une...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Les Cahiers de Framespa
2021
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La transition démocratique espagnole (1975-1982) est traversée par un fort anticommunisme de plusieurs groupes militaires conservateurs et nostalgiques du franquisme. Cet anticommunisme se manifeste à la fois par une hostilité vis-à-vis des réformes politiques menées par le gouvernement Suárez, une vive opposition à la légalisation des syndicats et du PCE, la politisation de certains généraux qui se rapprochent des formations d’extrême-droite, et, enfin, l’implication de certains officiers supérieurs dans des actes de violence politique et tentatives de coup d’État. L’anticommunisme d’une partie de l’armée espagnole – qui s’est construit autour d’une peur surestimée d’un retour du PCE au pouvoir – peut se lire comme une justification à la résistance au processus de démocratisation. Il s’est aussi nourri d’un discours sur le retour au contexte des années 1930 et la nécessité de recourir à l’interventionnisme militaire. Mais il serait excessif d’en conclure que tous les militaires partagent les orientations de l’extrême-droite espagnole. |
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