De la mobilité des cerveaux

Le débat sur la fuite des cerveaux – qui gagne, qui perd et combien – a repris depuis les années 90 après une trentaine d’années d’accalmie, avec de meilleures données empiriques mais toujours sur les même hypothèses, désormais irréalistes : cadre national et statique de l’analyse, primat de l’offre...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/formationemploi,
Autore principale: Vinokur, Annie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Formation emploi 2010
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le débat sur la fuite des cerveaux – qui gagne, qui perd et combien – a repris depuis les années 90 après une trentaine d’années d’accalmie, avec de meilleures données empiriques mais toujours sur les même hypothèses, désormais irréalistes : cadre national et statique de l’analyse, primat de l’offre individuelle de travail. Partant d’hypothèses alternatives, l’article propose une approche dynamique de deux types de flux migratoires, commandés par la demande de travail. Le premier, potentiellement réversible, concerne les emplois du secteur échangeable, dont la localisation est sous le contrôle des stratégies globales d’implantation des capitaux. Le second, auto-entretenu par la contrainte budgétaire de territoires mis en compétition pour attirer les capitaux, alimente les emplois du secteur non échangeable qui pourvoient à la reproduction de la force de travail.