Baudelaire et Millet
Baudelaire critique Millet dans son Salon de 1859. Selon lui, le peintre cherche à ajouter à ses paysans « une prétention philosophique, mélancolique et raphaélesque ». Le poète adresse une critique similaire aux élèves d’Ingres. Millet et les ingristes ont en commun d’ajouter quelque chose à leurs...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/flaubert, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Flaubert
2025
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Baudelaire critique Millet dans son Salon de 1859. Selon lui, le peintre cherche à ajouter à ses paysans « une prétention philosophique, mélancolique et raphaélesque ». Le poète adresse une critique similaire aux élèves d’Ingres. Millet et les ingristes ont en commun d’ajouter quelque chose à leurs peintures et de déformer leurs modèles. Aux yeux de Baudelaire, une impression émanant des tableaux de Millet ne constitue pas la « poésie » mais la « prétention » ajoutée aux paysans, ou plutôt « la vertu sans imagination ». Cette réflexion critique insiste ainsi sur la distinction entre l’œuvre d’art et sa dimension morale. Or, Baudelaire développe une telle réflexion dans son article sur Madame Bovary. Se fondant sur la même distinction, il défend ce roman contre les critiques dénonçant l’absence du personnage figurant la morale. |
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