Nerval, « dans l’art rien n’est frivole »
Nerval, comme Gautier, se distingue par son esprit « fantaisiste » et sa fascination pour le fantasque et l’étrange. Son attachement à l’imaginaire populaire résonne avec sa quête de visions matérielles, notamment celles évoquées dans les hallucinations d’Aurélia. Sur le plan religieux, Nerval adopt...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/flaubert, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Flaubert
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Nerval, comme Gautier, se distingue par son esprit « fantaisiste » et sa fascination pour le fantasque et l’étrange. Son attachement à l’imaginaire populaire résonne avec sa quête de visions matérielles, notamment celles évoquées dans les hallucinations d’Aurélia. Sur le plan religieux, Nerval adopte une posture matérialiste, collectionnant les formes tangibles de croyances. Il explore toutes les gammes de la culture populaire – canards, superstitions, prophéties, almanachs – pour y déceler des croyances vivantes. Cette quête rejoint sa poétique face à la modernité. Prenant Rétif de la Bretonne comme modèle au même titre que Goethe et Hegel, tous panthéistes, il s’intéresse aux Posthumes où se mêlent trivialité, visions extravagantes et synthèses universelles. Il explore cette écriture « hybride » qui mêle visions métaphysiques et fantaisies dans un nivellement radical. Suivant Hegel selon qui « dans l’art rien n’est frivole », Nerval recherche une poétique des Chimères, rassemblant les débris de toutes les croyances possibles. |
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