Quelques échos de Virgile chez Michelet
Au cours du Second Empire, Michelet publie quatre livres d’histoire naturelle et y glisse des messages politiques ou des propos critiques à l’égard du régime dans ses descriptions du monde naturel. Cet article reprend cette question de l’« alibi » déjà abordée par la critique ; il tente de relire L’...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/flaubert, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Flaubert
2025
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Au cours du Second Empire, Michelet publie quatre livres d’histoire naturelle et y glisse des messages politiques ou des propos critiques à l’égard du régime dans ses descriptions du monde naturel. Cet article reprend cette question de l’« alibi » déjà abordée par la critique ; il tente de relire L’Oiseau en se focalisant sur quelques vers de Virgile, cités par l’historien, qui traitent de la question de l’exil et de la guerre civile. Il analyse d’abord le mythe du roi Térée raconté dans l’Églogue et cité par Michelet dans Le Banquet, œuvre inachevée rédigée en 1854 : cette figure du roi métamorphosé en oiseau renvoie à une image d’exilé. Nous examinons ensuite la connotation politique des descriptions de la migration des hirondelles, des alouettes et du rossignol dans L’Oiseau, à la lumière de plusieurs allusions aux Géorgiques et à l’Énéide autour du mythe de la descente aux enfers : l’image des oiseaux migrateurs, que Virgile assimile à l’âme des morts et des exilés, semble permettre à Michelet d’exprimer le deuil indicible des victimes des drames révolutionnaires récents. |
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