« Quand il est mort, il n’était rien ». Tombeau de Flaubert (par Zola) ou l’affection est-elle compatible avec la postérité ?

La critique, tant flaubertienne que zolienne, se plaît à rappeler les liens d’amitié qui unissent Flaubert et Zola et les rapports étroits qu’ont entretenus les deux écrivains pendant près de dix ans. Pourtant, si l’on se fonde sur les propos ambigus tenus par Zola à l’endroit de son illustre aîné —...

Full description

Saved in:
Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/flaubert,
Main Author: Pellegrini, Florence
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Flaubert 2025
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:La critique, tant flaubertienne que zolienne, se plaît à rappeler les liens d’amitié qui unissent Flaubert et Zola et les rapports étroits qu’ont entretenus les deux écrivains pendant près de dix ans. Pourtant, si l’on se fonde sur les propos ambigus tenus par Zola à l’endroit de son illustre aîné — et du côté de Flaubert, sur la critique constante qu’il fait de la doctrine naturaliste qu’il méprise ostensiblement —, on peut légitimement douter sinon de la sincérité tout au moins de la profondeur de cette affection réciproque. C’est la complexité du lien de Zola à Flaubert, qui oscille entre révérence, envie et volonté d’émancipation, que cet article entend explorer.