“Le Tétraque se perdait dans un rêve”: Concordance between Flaubert’s Hérodias and Hérodiade by Milliet, Grémont and Massenet
On a trop souvent minimisé les liens entre l’opéra Hérodiade (Millet, Grémont et Massenet, 1881) et le conte de Flaubert Hérodias (1877). Pourtant, un regard sur les deux œuvres à travers l’objectif de deux courants – le débat social et moral sur la place de la religion dans la société Républicaine,...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/flaubert, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Anglais |
| Publicado: |
Flaubert
2019
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | On a trop souvent minimisé les liens entre l’opéra Hérodiade (Millet, Grémont et Massenet, 1881) et le conte de Flaubert Hérodias (1877). Pourtant, un regard sur les deux œuvres à travers l’objectif de deux courants – le débat social et moral sur la place de la religion dans la société Républicaine, et la théologie positiviste de La Vie de Jésus d’Ernest Renan – permet une mise au point sur ces liens. Cet article démontre ainsi comment et où le livret de l’opéra reflète à la fois la prose de Flaubert et ses opinions plus larges sur la société républicaine, et les moyens musicaux déployés par Massenet pour les soutenir. L’analyse de la “danse des sept voiles” recréée à la suite de la Salomé d’Oscar Wilde (1893) par d’innombrables danseuses et musiciens, démontre qu’inévitablement, les artistes se tournèrent vers la description naturaliste de Flaubert comme source d’inspiration manquante dans la pièce symboliste de Wilde. L’opéra de Massenet est traditionnellement identifié comme sans “danse des sept voiles”. Cependant, cet article interprète l’air d’Hérode à l’acte II “Vision fugitive” comme une danse de Salomé fantasmée par un Hérode excité sexuellement, et seul. À cette fin, l’opéra de Massenet comporte une scène de danse qui dépasse le voyeurisme traditionnel de la danse de Salomé pour fournir une scène érotique, pornographique même (malgré et à cause de l’absence d’une danseuse) qui évoque plusieurs des préoccupations de la Troisième République – le fléau de l’onanisme, la stérilité, la dépopulation, la décadence – tout ceci dans une large exploration de l’opéra, et de ce qu’il révèle de la place de la religion et de la philosophie morale dans la société, ancienne et moderne. |
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