De la rage métaphysique au calme scientifique : religion et sciences naturelles chez Flaubert

Dans sa correspondance Flaubert ne cesse de vanter les sciences naturelles comme remède à la « rage de conclure » des métaphysiciens et des théologiens et par là comme source d’apaisement à travers l’étude des faits pour eux-mêmes, indépendamment de toute interrogation sur les causes premières et de...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/flaubert,
Главный автор: Azoulai, Juliette
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Flaubert 2015
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:Dans sa correspondance Flaubert ne cesse de vanter les sciences naturelles comme remède à la « rage de conclure » des métaphysiciens et des théologiens et par là comme source d’apaisement à travers l’étude des faits pour eux-mêmes, indépendamment de toute interrogation sur les causes premières et dernières. Pourtant les personnages flaubertiens confrontés au savoir naturaliste sont loin d’accéder à une quelconque sagesse ataraxique et apparaissent au contraire comme traversés par des émotions et des sentiments intenses : terreur, effroi, fascination. L’étude de la Nature renvoie les individus flaubertiens à l’expérience d’une totalité qui accuse leur finitude et les ouvre sur un infini ; par là elle propose une expérience de l’ordre du sacré, si bien que les sciences naturelles, loin de s’opposer à toute métaphysique, débouchent sur l’appréhension d’un « surnaturalisme immanent », pour parler comme Hugo, qui est à la fois de l’ordre de l’irrationalité grotesque et de la sagesse sublime.