Les dispositifs optiques au XIXe siècle et la production des images dans Madame Bovary
Vers 1850, quand Flaubert commence Madame Bovary, la littérature est en train de se recadrer autour du visuel. C’est le moment de l’invention de la photographie. Mais celle-ci n’est qu’un des nombreux dispositifs optiques qui accompagnent les recherches sur la perception. Mon hypothèse est que Flaub...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/flaubert, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Vydáno: |
Flaubert
2014
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Vers 1850, quand Flaubert commence Madame Bovary, la littérature est en train de se recadrer autour du visuel. C’est le moment de l’invention de la photographie. Mais celle-ci n’est qu’un des nombreux dispositifs optiques qui accompagnent les recherches sur la perception. Mon hypothèse est que Flaubert s’intéresse moins à la représentation du réel qu’à la production des images et à leur autonomie. D’ailleurs, n’a-t-il pas une expérience personnelle de l’hallucination ? Flaubert considérerait donc le roman comme un art visuel. Dans Madame Bovary, j’analyse un court texte, « Les Verres de couleur ». Ce texte n’existe que dans les brouillons, en plusieurs versions. J’y vois une sorte d’installation. En faisant visiter cette installation à Emma et en lui faisant faire des expériences sur la vision colorée, le romancier délègue au personnage un peu de sa curiosité et de sa créativité. |
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