À la fin, tout i/y passe
L’article propose un parcours ethnocritique dans les brouillons de Madame Bovary. L’attention se porte d’abord sur le rôle de la main dans l’artisanat scriptural de Flaubert, les méditations fugaces du scribe sur les artefacts langagiers de sa littérature et les médiations graphiques de l’écrivain a...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/flaubert, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Flaubert
2014
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’article propose un parcours ethnocritique dans les brouillons de Madame Bovary. L’attention se porte d’abord sur le rôle de la main dans l’artisanat scriptural de Flaubert, les méditations fugaces du scribe sur les artefacts langagiers de sa littérature et les médiations graphiques de l’écrivain aux prises avec l’arbitraire de la linéarité linguistique. L’analyse se centre ensuite sur l’économie graphématique, sémiotique et culturelle qui se noue dans l’opposition du « i » et du « y » et se cristallise dès l’incipit dans le nom même du héros (Charbovari/Charles Bovary). Enfin, l’ethnogénétique s’intéresse à une hétérographie qui se joue entre pulsion de l’inconscient graphique et domestication raisonnée du jeu de l’écriture. La conclusion met l’accent sur le dialogisme à l’œuvre dans les brouillons comme lieux d’expériences de l’hétérophonie des signes, pour le scripteur comme pour le lecteur. |
|---|