La bêtise, un privilège français ?

Le mot « bêtise » en français est polysémique et graduel et il ne semble pas y avoir en espagnol d'équivalent qui recouvre la totalité de ses acceptions. Cette situation acquiert des proportions considérables lorsqu'il s'agit de traduire Flaubert : en français flaubertien le mot « bêt...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/flaubert,
Auteur principal: Cámpora, Magdalena
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Flaubert 2012
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le mot « bêtise » en français est polysémique et graduel et il ne semble pas y avoir en espagnol d'équivalent qui recouvre la totalité de ses acceptions. Cette situation acquiert des proportions considérables lorsqu'il s'agit de traduire Flaubert : en français flaubertien le mot « bêtise » s'étend comme on sait sur toute une gamme de signifiés, et le sens et le degré de nuisance que Flaubert lui attribue changent incessamment selon le contexte. Or une étude suivie des occurrences de « bêtise » dans des éditions argentines montre que ce qui se perd en premier dans le processus de traduction est justement cet emploi répété du mot : “torpeza”, “estupidez”, “barbaridad”, “idiotez”, “necedad”, “tontería” sont quelques unes des équivalences retenues par les traducteurs. Quels sont les effets de ce manque sur la textualité flaubertienne lorsqu'elle est traduite en espagnol ? Et est-ce nécessairement un manque ?