Le plurilinguisme du perroquet

La figure du perroquet occupe une position ambiguë face à la question de la traduction. Il est capable d’imiter des paroles en toutes les langues, mais il n’est capable d’en comprendre aucune — il ne peut que répéter des sons, c’est-à-dire des signifiants. Le traducteur semble faire le contraire qua...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/flaubert,
第一著者: Mühlbacher, Manuel
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Flaubert 2012
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La figure du perroquet occupe une position ambiguë face à la question de la traduction. Il est capable d’imiter des paroles en toutes les langues, mais il n’est capable d’en comprendre aucune — il ne peut que répéter des sons, c’est-à-dire des signifiants. Le traducteur semble faire le contraire quand il passe d’une langue à une autre en tâchant de transmettre une signification semblable par d’autres signes. L’article vise à discuter le rôle du traducteur et sa relation, éventuellement équivoque, au perroquet, en analysant la traduction allemande de Trois Contes par André Stoll et Cora van Kleffens. Un décalage au niveau sémantique peut éclairer l’interprétation du texte, par exemple en explicitant des allusions sous-jacentes, tandis que le transfert de la syntaxe française en allemand pose souvent des problèmes considérables. Comment le traducteur peut-il reproduire des structures syntaxiques qui n’existent pas en allemand, mais qui ne cessent de revenir dans le texte français ? Que faire si le texte se met à jouer au perroquet et finit par se singer lui-même ? André Stoll et Cora van Kleffens ont su trouver des stratégies pour affronter ces difficultés.