Friedrich Creuzer (1771-1858) à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
La contribution donnera une vue d’ensemble des relations personnelles et culturelles qui ont déterminé la réception dans la culture française de l’œuvre Symbolik und Mythologie de Friedrich Creuzer (1771-1858). L’élection de Creuzer comme membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 18...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/flaubert, |
|---|---|
| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Flaubert
2010
|
| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | La contribution donnera une vue d’ensemble des relations personnelles et culturelles qui ont déterminé la réception dans la culture française de l’œuvre Symbolik und Mythologie de Friedrich Creuzer (1771-1858). L’élection de Creuzer comme membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1825 y constituera l’épisode central qui s’inscrit dans un cadre plus large du « transfert culturel » franco-allemand.Pour sa réception en France, Sylvestre de Sacy, président de la Société Asiatique, jouait un rôle décisif. C’est surtout grâce à son initiative que Creuzer fut élu membre de l’Académie des Inscriptions où il devenait, en 1826, le successeur du fameux Friedrich August Wolf et fut accueilli au même moment que Wilhelm von Humboldt, une coïncidence qui porta à Creuzer une estime incontestable qu’en Allemagne, il lui manquait. La querelle de méthode que sa Symbolique avait provoquée en Allemagne y conduisit à une marginalisation dans la philologie classique officielle. De plus, il fut accusé de « cryptocatholicisme », de « trahison » de la foi protestante et, d’une façon implicite, d’adhésion à la maçonnerie. En France, jusqu’à sa réception à l’Académie, Creuzer n’était pas connu pour sa Symbolique, mais plutôt pour ses travaux sur l’historiographie antique et ses éditions de Cicéron. Pendant son séjour à l’Académie des Inscriptions à Paris en 1827, il s’efforçait, d’après ses propres notes autobiographiques, d’éviter des débats sur la mythologie ou la religion et de se présenter comme chercheur strictement historique. À Paris, il approfondit ses recherches orientales en entrant en contact avec Félix Lajard, Eugène Burnouf et Edgar Quinet. Creuzer y rencontra aussi son traducteur Jean Daniel Guigniaut qui allait travailler plus de 25 ans à la traduction et récriture de la Symbolique. La révision de Guigniaut eut une influence énorme dans la littérature française, de Michelet à Flaubert, mais aussi dans le champ de l’histoire de la religion. Dans son compte rendu de l’ouvrage, publié dans la Revue des Deux Mondes, Ernest Renan célébraitCreuzer comme « rénovateur des études mythologiques en France » qui avait complété une science des mythes allégorique, évhémériste et rationaliste par une approche « d’enthousiasme mystique ». |
|---|