Le Bestiaire d’amour de Gustave Flaubert (1)

« Désirer, c’est tuer ». Voilà ce qu’un ministère de la Prévention fera bientôt imprimer sur le bandeau accompagnant les ventes du second des Trois contes. Du reste, il est certain que sa carte du Tendre empiète quelque peu sur les géographies du Cruel. Qui se penche sur son bestiaire en relève géné...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/flaubert,
Päätekijä: Windels, Loïc
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Julkaistu: Flaubert 2010
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:« Désirer, c’est tuer ». Voilà ce qu’un ministère de la Prévention fera bientôt imprimer sur le bandeau accompagnant les ventes du second des Trois contes. Du reste, il est certain que sa carte du Tendre empiète quelque peu sur les géographies du Cruel. Qui se penche sur son bestiaire en relève généralement assez vite le caractère symbolique et la couleur pré-freudienne. Flaubert ferait, avec le légendaire médiéval, ce que Freud peu après avec la mythologie grecque. Ces remarques et quelques autres ont parfois été faites1, et nul doute qu’elles ne soient familières à l’amateur de cette prose dense et suggestive qu’est La Légende de Saint Julien L’Hospitalier. Aussi le présent article (comme celui qui le suivra) voudrait-il moins rouvrir à nouveaux frais un débat déjà bien nourri que l’aborder de façon quelque peu différente : en choisissant, parmi les épisodes où les animaux tiennent un rôle prépondérant, ceux qui semblent s’apparier pour former – à sauts et à gambades – un récit sous l’histoire, et ceux qui, en même temps, paraissaient désirer qu’on les confronte à d’autres textes (reste de l’œuvre, bestiaires médiévaux, histoires naturelles anciennes et modernes, mythographies) et à quelques images.