La “grippe française” et le malaise du lecteur

Le roman L’art français de la guerre d’Alexis Jenni traite de l’“identité française” construite à partir d’un passée violent, guerrier, colonial. À travers la métaphore de la maladie, le narrateur évoque le langage raciste, colonial et nationaliste qui, selon lui, domine l’atmosphère actuelle (c’est...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/fixxion,
Egile nagusia: Seauve, Lena
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue critique de fixxion française contemporaine 2022
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Le roman L’art français de la guerre d’Alexis Jenni traite de l’“identité française” construite à partir d’un passée violent, guerrier, colonial. À travers la métaphore de la maladie, le narrateur évoque le langage raciste, colonial et nationaliste qui, selon lui, domine l’atmosphère actuelle (c’est-à-dire de l’année 2010) en France. Le narrateur produit un discours profondément ambivalent sur les concepts de “race”, d’“identité” et de “nation”. La stratégie narrative, examinée dans cet article, consiste à créer un malaise chez le lecteur. À travers un geste de captatio malevolentiae, ce dernier est impliqué dans l’entreprise ambivalente du roman de prouver la contamination langagière omniprésente. En même temps, le roman entreprend une déconstruction critique de tout concept d’“identité nationale” : le besoin même d’avoir recours à cette notion serait, selon lui, signe de bêtise.