La voie littéraire et cinématographique chez Assia Djebar

C’est en 1977 que la célèbre romancière Assia Djebar débute le tournage de son premier long-métrage La Nouba des femmes du Mont Chenoua, qui sera diffusé l’année suivante. Elle réalisera par la suite La Zerda et les chants de l’oubli en 1982. Selon ses propres termes, il s’agit de faire de “l’image-...

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In:URI:https://journals.openedition.org/fixxion,
Main Author: Barthelmebs, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Revue critique de fixxion française contemporaine 2023
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:C’est en 1977 que la célèbre romancière Assia Djebar débute le tournage de son premier long-métrage La Nouba des femmes du Mont Chenoua, qui sera diffusé l’année suivante. Elle réalisera par la suite La Zerda et les chants de l’oubli en 1982. Selon ses propres termes, il s’agit de faire de “l’image-son”, procédé cinématographique qui marquera profondément ses œuvres littéraires. Au scripturaire de ses romans s’amalgame le visuel, créant des tableaux / plans diverses, qui mettent les identités en langage. Le présent article propose d’en étudier la mise en œuvre dans la production artistique d’Assia Djebar. Il s’agit, dans cette optique, de s’attacher à la troisième partie de Vaste est la prison (1995) qui apparaît comme un “compte-rendu”, ou plutôt un “journal de bord”, des visées, des interrogations et de la réalisation de son film La Nouba ; tout en rapprochant ses deux longs-métrages de son Quatuor algérien autobiographique. L’esthétique commune semble correspondre à une volonté d’expression totale : contournant les difficultés liées à la mise en mots, l’auteure fait imploser dans l’ensemble de sa production le discours narratif. “Femme arable”, selon ses propres termes, sa production artistique se présente comme un matériau fertile, à même de transcrire les identités féminines.