After Fiction? Democratic Imagination in an Age of Facts
Le roman reste le genre privilégié dans une certaine réflexion philosophique, notamment celle de Martha Nussbaum, sur les affinités entre littérature et démocratie : le roman prônerait des valeurs libérales et démocratiques en favorisant le développement de nos capacités d’imagination. Pourtant, le...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/fixxion, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Anglais |
| Publicado: |
Revue critique de fixxion française contemporaine
2023
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le roman reste le genre privilégié dans une certaine réflexion philosophique, notamment celle de Martha Nussbaum, sur les affinités entre littérature et démocratie : le roman prônerait des valeurs libérales et démocratiques en favorisant le développement de nos capacités d’imagination. Pourtant, le lien entre fiction littéraire et communauté démocratique devient de nos jours extrêmement fragile. Dans le monde anglophone, l’effort pour restaurer cette relation passe souvent par une délégitimation de la fiction au nom des pouvoirs de la “non-fiction” littéraire, catégorie protéiforme qui permet d’ancrer l’invention dans l’actualité. Dans le contexte français, ce “tournant factuel” s’articule autour de l’inscription ambivalente des pratiques narratives dans une conception élargie de la fiction. On voit émerger des formes d’activité littéraire en continuité avec la prolifération “démocratique” de l’information—sans que cette transformation du champ littéraire exclue le recours à la fiction, capable d’ouvrir le régime des “histoires vraies” à l’imaginaire des possibles. |
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