Du “Familles, je vous hais !” au transfuge de classe : le cas Eddy Bellegueule

Le roman d’Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, s’inscrit dans une tradition littéraire qui voit des auteurs gays procéder à une critique de la famille. Toutefois, son originalité vis-à-vis de cette tradition tient au fait que l’auteur n’est pas issu d’une famille bourgeoise et que sa crit...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/fixxion,
1. autor: Foerster, Maxime
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Revue critique de fixxion française contemporaine 2023
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Le roman d’Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, s’inscrit dans une tradition littéraire qui voit des auteurs gays procéder à une critique de la famille. Toutefois, son originalité vis-à-vis de cette tradition tient au fait que l’auteur n’est pas issu d’une famille bourgeoise et que sa critique de la famille se double de la critique la domination de classe par le biais de la honte d’être pauvre. L’analyse du cumul de la honte d’être un gay efféminé et de la honte d’être pauvre pousse le jeune Bellegueule à s’affirmer comme un homosexuel efféminé et à refuser le déterminisme sociologique visant à la transmission de la pauvreté des parents vers les enfants. Ce que l’expérience autobiographique éclaire, c’est le phénomène du transfuge de classe à partir de l’effort douloureux et continuel d’une conscience pour se réinventer à partir du rejet de la domination masculine et la domination de classe.