L’infamie fabuleuse de l’enfance assassinée : Tu aimeras ce que tu as tué de Kevin Lambert
Tu aimeras ce que tu as tué de Kevin Lambert met en scène Faldistoire, un narrateur enfant tué et revenu des morts, qui catalyse les discours revanchards d’une panoplie de jeunes ressuscités, victimes de crimes sordides, accidents tragiques, meurtres insensés. S’y élabore une étrange triade énonciat...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/fixxion, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue critique de fixxion française contemporaine
2023
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Tu aimeras ce que tu as tué de Kevin Lambert met en scène Faldistoire, un narrateur enfant tué et revenu des morts, qui catalyse les discours revanchards d’une panoplie de jeunes ressuscités, victimes de crimes sordides, accidents tragiques, meurtres insensés. S’y élabore une étrange triade énonciative formée de Faldistoire, de son amant Almanach, et d’un troisième personnage, au “il”, portant le nom de l’auteur même du roman. En analysant l’onomastique, certaines des stratégies narratives mises en place ainsi que l’usage des pronoms, cet article veut démontrer comment le temps ductile de la revenance joint à l’imagination de l’enfance sert les effets d’écho qui, dans le cadre de cette énonciation, se cristallisent en un discours où s’interpénètrent l’invention et la teneur référentielle pour inviter le lecteur à assumer avec lui la posture malaisée d’une indifférence au vrai et au faux. Par là, le texte roman investit l’enfance comme principe et origine d’une narration où ont part l’infame et le fabuleux, tout en appelant une réflexion paradoxalement sérieuse sur la violence des textes littéraire tout comme sur l’autorité et l’auctorialité. |
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