Que reste-t-il de la “langue littéraire” ?
En marquant un tournant énonciatif, la fin du xxe siècle a rapproché de la langue commune la langue des écrivains, cette « langue littéraire » qui, progressivement, depuis 1850, s’était constituée en ensemble de formes autonomes. Pour autant, les possibles de l’écriture contemporaine ne font pas tab...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/fixxion, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Revue critique de fixxion française contemporaine
2023
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En marquant un tournant énonciatif, la fin du xxe siècle a rapproché de la langue commune la langue des écrivains, cette « langue littéraire » qui, progressivement, depuis 1850, s’était constituée en ensemble de formes autonomes. Pour autant, les possibles de l’écriture contemporaine ne font pas table rase des acquis de la période précédente : le réinvestissement des patrons stylistiques destinés à créer un effet de voix ou de subjectivité en est la preuve. Par-delà la diversité des pratiques actuelles, qui supposent un ancrage énonciatif marqué (travail ironique du lexique, retour au classicisme de l’éloquence rhétorique, réflexion sur l’ancrage du récit ou sur le désancrage de l’autobiographie…), il reste aussi des recherches d’un Flaubert, d’un Proust, d’un Céline ou d’un Simon un ensemble de prédiscours conscients de la porosité entre enjeux littéraires et enjeux langagiers. |
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