Ananda Devi : violences, silences, paroles inaudibles
Les violences de genre sont un motif récurrent dans l’œuvre romanesque d’Ananda Devi. Pagli (2001) et Le sari vert (2009) constituent de ce point de vue deux récits en symétrie : le premier est raconté par une victime, le second par un bourreau. Dans les deux romans, dire la violence est comme un im...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/fixxion, |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Revue critique de fixxion française contemporaine
2022
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Les violences de genre sont un motif récurrent dans l’œuvre romanesque d’Ananda Devi. Pagli (2001) et Le sari vert (2009) constituent de ce point de vue deux récits en symétrie : le premier est raconté par une victime, le second par un bourreau. Dans les deux romans, dire la violence est comme un impossible pour celle qui l’a subie, du fait de la censure sociale ou des mensonges dans le discours masculin. Pourtant, les personnages féminins déploient diverses stratégies pour exprimer malgré tout ce qu’elles ont subi. Celles-ci prennent alors la forme d’une contre-violence, dont le caractère anormal répond à la normalité instituée de la violence patriarcale. Ces différentes stratégies permettent de rendre audibles, par le biais de la fiction, des paroles interdites. |
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