“Elle souffre ou elle jouit ?”
Le présent article s’emploie à situer le monologue théâtral de Karin Bernfeld, Plainte contre X (2013), sur l’horizon des discours actuels sur les pornographies. Si l’heure est à la célébration de nouvelles pornographies féministes et queer qui se veulent émancipatrices, la critique à laquelle s’emp...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/fixxion, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Revue critique de fixxion française contemporaine
2022
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Le présent article s’emploie à situer le monologue théâtral de Karin Bernfeld, Plainte contre X (2013), sur l’horizon des discours actuels sur les pornographies. Si l’heure est à la célébration de nouvelles pornographies féministes et queer qui se veulent émancipatrices, la critique à laquelle s’emploie la pièce de Bernsfeld contre la persistance des pornographies industrielle et patriarcale qui perpétuent des violences dirigées contre les femmes, tant sur les écrans qu’en coulisses, demeure nécessaire. Par extension, l’article invite à distinguer le régime discursif dans lequel s’inscrivent les objets pornographiques et à spécifier leur ancrage, entre pornographie éthique (souvent féministe et artisanale, ou issue d’instances de productions et de diffusion parallèles) et pornographie capitalopatriarcale (mainstream). C’est à partir du motif de la plainte que le titre de Bernfeld convoque, ensuite de la figure des agresseurs, ces “X” contre qui est formulée la plainte, qu’est examinée la violence subie par les corps féminins dans la pièce. Ces deux mots, plainte et X, ont plusieurs acceptions ; une plainte est un son qui exprime la douleur, la souffrance, puis, lorsqu’elle est déposée ou portée, un acte par lequel une infraction est signalée. X renvoie aussi bien à l’industrie du film pornographique qu’à l’anonymat, en l’occurrence l’anonymat des hommes qui peuplent l’industrie (acteurs, producteurs, etc.) comme ceux qui consomment la porno. Bernfeld joue habilement de ces polysémies. |
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