Violences sexuelles en imaginaire

Le présent article s’inscrit dans une veine critique visant à reconsidérer et situer la figuration de violences sexistes, pas nécessairement nommées comme telles, dans quelques romans de science-fiction. L’invention d’un devenir conjecturé de l’humanité, spécifique à ce genre, force à expliciter les...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/fixxion,
Egile nagusia: Guignard, Frédéric
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue critique de fixxion française contemporaine 2022
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Le présent article s’inscrit dans une veine critique visant à reconsidérer et situer la figuration de violences sexistes, pas nécessairement nommées comme telles, dans quelques romans de science-fiction. L’invention d’un devenir conjecturé de l’humanité, spécifique à ce genre, force à expliciter les impensés que reproduirait une littérature réaliste et interdit le rattachement à cette dernière pour justifier le mode d’être “naturel” des personnages et sa ressaisie par la narration. Il s’agit non pas seulement de repérer les effets de cadrage et leur inscription dans la logique du récit mais également de comprendre quel fond idéologique rend les violences intelligibles, voire légitimes. Les trois auteurs masculins du corpus sont ainsi considérés dans leurs régimes respectifs de représentation des violences sexuelles : la naturalisation chez Michel Houellebecq, la sublimation chez Alain Damasio et la traumatisation chez Antoine Volodine. Un tel aperçu de mécanismes de la domination diégétique permet de mettre à jour des aprioris narratifs figés, afin de pouvoir laisser s’exprimer une véritable polyphonie narrative et la puissance heuristique propre aux genres de l’imaginaire.