Le jeu du pathétique et de l’élégiaque dans le roman contemporain
Depuis une vingtaine d’années au moins, nombre de romans où l’émotion prime semblent entremêler à l’expression pathétique de la peine ressentie lors d’un événement douloureux (séparation amoureuse, décès d’un proche ou catastrophe collective) un registre élégiaque avec lequel il tend à se confondre....
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/fixxion, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue critique de fixxion française contemporaine
2025
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Depuis une vingtaine d’années au moins, nombre de romans où l’émotion prime semblent entremêler à l’expression pathétique de la peine ressentie lors d’un événement douloureux (séparation amoureuse, décès d’un proche ou catastrophe collective) un registre élégiaque avec lequel il tend à se confondre. Malgré la proximité du pathétique et de l’élégiaque, dont on retrace rapidement la généalogie parmi les catégories littéraires, nous montrons que l’élégiaque prend souvent le relais du pathétique, qui, par sa polarisation extrême entre épanchement hyperbolique et litote du silence, ne saurait s’étendre à l’échelle de tout un roman. Mais il ne s’agit alors pas seulement de prolonger le retentissement émotionnel de l’événement poignant : l’élégiaque ouvre une dimension éthique à la douleur et, loin d’effectuer un quelconque travail de deuil, permet de la convertir en une fidélité : celle d’un penser-à l’autre, absent, disparu ou défunt. |
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