Le dictateur-espion : infiltrer l’intime, une poétique post-exotique dans Terminus radieux (2014) d’Antoine Volodine
Dans Terminus radieux (2014), Antoine Volodine s’approprie les codes du roman d’espionnage pour composer une méditation sur la domination totale. Solovieï, dictateur-espion, mi-chaman mi-corbeau, incarne une surveillance qui infiltre l’intime. L’espionnage, présenté comme une “viol psychique”, altèr...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/fixxion, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Revue critique de fixxion française contemporaine
2025
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans Terminus radieux (2014), Antoine Volodine s’approprie les codes du roman d’espionnage pour composer une méditation sur la domination totale. Solovieï, dictateur-espion, mi-chaman mi-corbeau, incarne une surveillance qui infiltre l’intime. L’espionnage, présenté comme une “viol psychique”, altère la mémoire, brouille l’identité et dévoile les mécanismes d’un pouvoir qui consume, par la voix et le regard, la liberté individuelle. Le récit déploie une polyphonie troublée, reflet d’un monde où le je subsiste, mais se délite peu à peu sous l’emprise du contrôle. Cette narration fragmentée et onirique interroge les formes de résistance face à l’oppression, offrant une réflexion poétique sur la déshumanisation, l’effritement des repères et la fragilité des frontières humaines. |
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