Espion(nage)s 2.0 : entre vraisemblance et parodie

Dans leur récent Origines de la pop culture, L. Artiaga et M. Letourneux s’amusent à souligner que “Buffy a détrôné Coplan” au Fleuve noir. Pourtant, la figure de l’infiltré continue à peupler la fiction contemporaine, en manifestant une distance plus ou moins affirmée quant aux codes du roman d’esp...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/fixxion,
Autore principale: Casta, Isabelle-Rachel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue critique de fixxion française contemporaine 2025
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans leur récent Origines de la pop culture, L. Artiaga et M. Letourneux s’amusent à souligner que “Buffy a détrôné Coplan” au Fleuve noir. Pourtant, la figure de l’infiltré continue à peupler la fiction contemporaine, en manifestant une distance plus ou moins affirmée quant aux codes du roman d’espionnage. Afin de cerner cette nouvelle donne, nous scrutons dans cet article les formes et enjeux de Bons baisers d’Europe (2023), roman à la fois réaliste et décalé de Philippe Mouche, en le comparant à Un espion en Canaan (2023) du romancier nord-irlandais David Park, ainsi qu’à quelques œuvres audiovisuelles. Après avoir sondé les conditions de reconfiguration du motif presque sclérosé de la guerre secrète, il s’agit d’interroger la plausibilité toute relative, dans le roman de Mouche, des circuits romanesques imageants, avant d’envisager les enjeux sociocritiques d’une écriture parodique qui surjoue et déconstruit tout à la fois divers codes du roman d’espionnage.