Paroles de vendeur : Joël Dicker

Cet article porte sur la réception d'un best-seller et mobilise divers documents (entretiens, reportages) qui commentent les ventes du roman de Joël Dicker, “La Vérité sur l'affaire Harry Quebert” (2012). S'y ajoutent les propos de l'auteur lui-même à “Bilan”, magazine financier...

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Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/fixxion,
Κύριος συγγραφέας: Meizoz, Jérôme
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue critique de fixxion française contemporaine 2023
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Cet article porte sur la réception d'un best-seller et mobilise divers documents (entretiens, reportages) qui commentent les ventes du roman de Joël Dicker, “La Vérité sur l'affaire Harry Quebert” (2012). S'y ajoutent les propos de l'auteur lui-même à “Bilan”, magazine financier suisse, ainsi que deux campagnes publicitaires (Swiss, Citroën) auxquelles il a contribué à l’automne 2015. Sur la question du succès commercial en littérature, ils donnent à voir l’ambivalence de secteurs du champ littéraire à l’égard du critère des meilleures ventes. En effet, depuis Flaubert et Manet, une nette distinction sets établie entre deux modes de légitimation concurrents, le “succès” commercial et le “prestige” des pairs. Une telle polarisation des modes de reconnaissance semble remise en cause de nos jours dans un écosystème littéraire en pleine métamorphose : les critères de la valeur littéraire se reconfigurent progressivement dans les discours d’escorte qui articulent la littérature et le marché selon des modalités nouvelles, sur un mode irénique et glamour.