Figures du surnaturel dans le roman policier : l’exemple de Paul Halter

Dans le sillage de John Dickson Carr et de Hake Talbot, les romans de Paul Halter se caractérisent par la rencontre du genre policier avec l’illusion surnaturelle. En réactivant, souvent, l’imaginaire du roman gothique, c’est toute la fascination exercée par le mystère qui alimente des intrigues dér...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/fixxion,
Prif Awdur: Gardini, Michela
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Revue critique de fixxion française contemporaine 2023
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Dans le sillage de John Dickson Carr et de Hake Talbot, les romans de Paul Halter se caractérisent par la rencontre du genre policier avec l’illusion surnaturelle. En réactivant, souvent, l’imaginaire du roman gothique, c’est toute la fascination exercée par le mystère qui alimente des intrigues déroutantes. Les épiphanies du surnaturel, en outre, s’entrecroisent avec une opération métatextuelle de par l’évocation de nombreux hypotextes, aboutissant à une écriture collage, un assemblage savant de citations constituant un corpus de connaissances partagées par l’auteur et son lecteur idéal. Les fréquentes mises en abyme aussi transforment l’écriture en une opération extrêmement autoréférentielle. Quant à la figure du détective, confronté à un ordre de phénomènes dont la compréhension, parfois, lui échappe, il ne peut pas toujours se porter garant du rétablissement de l’ordre et il finit par devenir progressivement une figure effacée, marginale par rapport aux autres personnages.