L’image sonore : la présence invisible

La musique est par essence invisible. L’invention de l’écriture la rend visible. La seconde révolution technologique que constitue l’enregistrement la renvoie au domaine de l’invisible. Ce faisant, la musique de la vidéosphère retrouve une dimension corporelle, physique, conférée précisément par les...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/filigrane,
Autore principale: Tiffon, Vincent
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Filigrane 2024
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La musique est par essence invisible. L’invention de l’écriture la rend visible. La seconde révolution technologique que constitue l’enregistrement la renvoie au domaine de l’invisible. Ce faisant, la musique de la vidéosphère retrouve une dimension corporelle, physique, conférée précisément par les potentialités propres de l’enregistrement et du microphone. L’organologie contemporaine conduit à développer des outils de visualisation du sonore. Plus globalement, les enregistrements diffusés sur haut-parleurs, en situation acousmatique comme le hors champ au cinéma ou au théâtre, ou encore la musique électroacoustique, mais aussi les enregistrements de sons environnementaux ou de musiques instrumentales enregistrées, concourent, par leurs qualités invisibles non instrumentées par l’œil, à développer nos capacités réceptives, plus encore que perceptives. Nous sommes en mesure de ressentir la présence du monde avec plus d’acuité.