Instruments de musicologie
En un peu plus d'un siècle d'existence, la musicologie a réuni toutes sortes d'outils théoriques (issus aussi bien de la pédagogie de la composition musicale que de la philologie ou des sciences humaines) dans le but de stabiliser et d'analyser des objets musicaux. Ce faisant, el...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Filigrane
2024
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | En un peu plus d'un siècle d'existence, la musicologie a réuni toutes sortes d'outils théoriques (issus aussi bien de la pédagogie de la composition musicale que de la philologie ou des sciences humaines) dans le but de stabiliser et d'analyser des objets musicaux. Ce faisant, elle a proposé d'innombrables façons de dire et d'écrire la musique, dont certaines nous sont désormais une seconde nature : l'enseignement des formes musicales dans les conservatoires doit encore beaucoup à Vincent d'Indy, et les livrets de nos disques compacts répètent, en les simplifiant, les guides d'écoute pour le concert de la fin du XIXe siècle. Que nous ayons intériorisé ces techniques ou qu'elles aient été camouflées par les pratiques d'écriture des musicologues, il n'en reste pas moins que l'histoire des "instruments de musicologie" s'avère bien plus souterraine que celle, ostensible, des instruments de musique (que nous eûmes si longtemps sous les yeux ou dans les mains). La musicologie pourtant, comme la musique, trouve sa condition de possibilité dans des instruments et des opérations, qu'il faudra bien isoler, comprendre et renouveler, si nous voulons inventer ce rapport analytique à la musique auquel tout aujourd'hui nous engage – lutherie informatique, immenses bases de données en ligne, nouveaux modes d'écoute et de lecture, etc. Le présent article cherche, en partant du cas spécifique d’un guide d’écoute, à pointer quelques éléments de cette histoire – qui serait celle de notre rapport analytique à la musique plus qu’une histoire de l’écoute, et qui sous-tendrait en partie, à ce titre, nos actuelles conditions d’accès à la musique (notamment savante), tant sur le plan de la capacité de discrimination auditive que sur celui de la catégorisation des phénomènes musicaux. |
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