Pour une médiologie musicale comme mode original de connaissance

La musicologie générale vise à interpréter les œuvres à travers leurs traces matérielles. Elle s’attache, par exemple, à exhumer des textes musicaux ou des textes sur la musique, à analyser des partitions anciennes ou contemporaines, à étudier les enregistrements… L’historien, l’herméneute ou l’esth...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/filigrane,
Auteur principal: Tiffon, Vincent
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Filigrane 2024
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La musicologie générale vise à interpréter les œuvres à travers leurs traces matérielles. Elle s’attache, par exemple, à exhumer des textes musicaux ou des textes sur la musique, à analyser des partitions anciennes ou contemporaines, à étudier les enregistrements… L’historien, l’herméneute ou l’esthéticien, éclairé par le sociologue, l’organologue, l’anthropologue, le sémiologue… chercheront à interpréter l’œuvre, dans le cadre strict de chacun de ces champs disciplinaires. Une médiologie musicale, pour sa part, cherchera la « réverbération » des traces mémorielles observables, en reconstituant les itinéraires, les scénarios de l’émergence d’un genre, les chemins de sa contagion. En faisant « l’examen raisonné des interactions unissant techniques de transport, productions symboliques et pratiques sociales », on orientera la musicologie vers une discipline de l’observation, une sorte de « médiographie » musicale, un recensement des observations accessibles. L’on s’inscrira ainsi dans la démarche promue par Régis Debray, initiateur de ce mode original de connaissance.