Faudra-t-il donc tout partager ?
Nous voulons penser les « communs» mais nous disons vouloir seulement « partager». Or partager c'est répartir, donc diviser, tandis que mettre en commun c'est faire usage à plusieurs d'un seul et même bien dont l'intégrité sera inconditionnellement préservée. Voulant bien faire,...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| Hoofdauteurs: | , |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Filigrane
2024
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Nous voulons penser les « communs» mais nous disons vouloir seulement « partager». Or partager c'est répartir, donc diviser, tandis que mettre en commun c'est faire usage à plusieurs d'un seul et même bien dont l'intégrité sera inconditionnellement préservée. Voulant bien faire, nous croyons bien dire. Nos mots trahiraient-ils nos intentions ? Ou révèlent-ils d'abord l'impuissance de notre pensée à outrepasser le cadre conceptuel qui la bride ? Camille-Olivier Verseau commence par rappeler la distinction entre l'exigence de mise en commun et l'idéal de partage, ainsi que le rapport de subordination de l'un à l'autre. Puis il analyse l'exemple d'une performance artistique fondatrice d'une architecture du commun par la radicalité du vocabulaire choisi par l'artiste : une seule table et deux chaises pour ... plusieurs milliers d'usagers ! Silvia Marson signe les six dessins. |
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