Nuovi strumenti - strategie antiche. Alcune osservazioni sul processo compositivo di Giacinto Scelsi
Un aspect très commun de la musique de Giacinto Scelsi est la composition de pièces basées sur une transformation lente et continue d’une seule note et, pendant le processus pré-compositionnel, la création de fluctuations microtonales issues de ses improvisations pratiquées sur l’ondiola. Ces derniè...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Italien |
| Izdano: |
Filigrane
2024
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Un aspect très commun de la musique de Giacinto Scelsi est la composition de pièces basées sur une transformation lente et continue d’une seule note et, pendant le processus pré-compositionnel, la création de fluctuations microtonales issues de ses improvisations pratiquées sur l’ondiola. Ces dernières étaient enregistrées sur la bande puis étaient ensuite transcrites pour divers instruments : ces improvisations prouvent que pendant les phases initiales de la composition d’une pièce, le compositeur ne considérait pas toujours la notation traditionnelle (c’est à dire l’utilisation de stratégies compositionnelles anciennes) comme un moyen permettant d’exprimer parfaitement la pensée musicale. Bien que l’idée de la notation que Scelsi s’était faite et que les solutions qu’il avait adoptées provenait de principes esthétiques peu communs, sa position sur la notation musicale était l’une des plus extrêmes manifestations d’une question alors centrale durant la seconde moitié du XXème siècle. L’introduction de nouveaux concepts ou de principes organisationnels dans le domaine musical amena beaucoup de compositeurs à chercher, dès les premières étapes du processus compositionnel, des systèmes non conventionnels dans le but d’écrire une idée sonore : les lignes ressemblant aux contours d’une montagne dessinées par Stockhausen (dans le but de noter ce qui deviendra le parcours spécifique des sons de certaines sections de Gruppen) ou les axes Cartésiens utilisés par Maderna pendant la composition d’Hyperion sont de très bons exemples de ce phénomène. Bien qu’étant non conventionnellement écrites, ces nouvelles sources sont identiques aux anciennes esquisses musicales puisqu’elles contiennent quelques informations fondamentales pour les pièces. Dans cette perspective, les improvisations sur ondiola de Scelsi sont des cas limites : elles sont fixées sur un médium non-traditionnel mais, en même temps, elles ont certaines caractéristiques de l’esquisse sur papier. Cet article présente une analyse de quelques extraits issus des bandes de Hymnos (1963, pour deux orchestres et orgue) et sur une comparaison avec les mesures correspondantes de la partition. Cette comparaison montre comment certains changements timbriques d’une seule note testés pendant les improvisations sur l’ondiola anticipent des éléments formels importants de la pièce ; de plus, un court fragment mélodique joué sur l’ondiola, bien que modifié, fut ensuite utilisé à un endroit stratégique de Hymnos. Cela prouve que les nouvelles improvisations sur ondiola peuvent être interprétées à l’instar des anciennes esquisses. |
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