Des propositions d’archipels. Rythme, son et écriture au Moyen Âge
Pour la culture médiévale, l’écriture ne constitue pas une condition nécessaire de la musique. Elle s’établit dans une contradiction de fondement et de temps avec l’objet musical lui-même condamné à lui échapper. L’article entend explorer la légitimation de cette contradiction entre un temps fixe fa...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Filigrane
2024
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Pour la culture médiévale, l’écriture ne constitue pas une condition nécessaire de la musique. Elle s’établit dans une contradiction de fondement et de temps avec l’objet musical lui-même condamné à lui échapper. L’article entend explorer la légitimation de cette contradiction entre un temps fixe fait de réitérations figuratives (la notation) et le mouvement comme la durée éphémères d’un son. La relation entre le signe et le son entretient une relation de mémoire qu’il convient en premier lieu d’aborder avant d’envisager comment l’image graphique du son a fait l’objet d’un consensus accepté pouvant exprimer le son lui-même. Cette image forcément partielle et subjective renvoie à une connaissance sensible préalable – la musique à proprement parler – vécue dans l’expérience de la parole chantée. Au demeurant, la subjectivité du signe noté souligne l’impossibilité d’une notation parfaite. « Image de l’image sensible d’une forme pure », la notation est à la fois l’espace d’une manifestation tangible de celle-ci et, dans le même temps, par son incapacité à la circonscrire totalement, le lieu de son retrait. |
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