Une donnée immédiate
De 1948 à 1952, Jean Barraqué, compositeur et analyste, puise volontiers aux sources musicales, théoriques et philosophiques de son maître, Olivier Messiaen, et s’inscrit dans la même archéologie que l’auteur du Traité de rythme, de couleur, et d’ornithologie : l’isorythmie de Guillaume de Machaut ;...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Filigrane
2024
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | De 1948 à 1952, Jean Barraqué, compositeur et analyste, puise volontiers aux sources musicales, théoriques et philosophiques de son maître, Olivier Messiaen, et s’inscrit dans la même archéologie que l’auteur du Traité de rythme, de couleur, et d’ornithologie : l’isorythmie de Guillaume de Machaut ; l’accentuation classique, mozartienne ; et l’organisation moderne du rythme, ouverte par le Sacre du printemps. À travers l’étude de notes de cours, de manuscrits inédits et des premières pages d’un Guide de l’analyse musicale rédigé en 1952, cet article met en évidence les trois phases du rythmé barraquéen : la cellule (ou création du matériau), le développement rythmique (ou variation cellulaire en circuit ouvert) et l’organisation (ou déroulement discursif en circuit fermé), Barraqué opposant à la juxtaposition des rapports entre les cellules et une synthèse. Une autre dimension persiste par conséquent, plus encore que chez Messiaen, et jusque dans l’invention rythmique de Stravinsky : les modèles de l’accentuation d’indyste, suscitant une épaisseur de l’analyse. |
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