« Je, nous, on » : Quelques remarques sur les formes actuelles des collaborations entre artistes

Au cours du XXe siècle, dans le cadre des arts plastiques et visuels, de nombreux artistes se réunirent pour former des groupes dont les intitulés et les formes se transformèrent au fil du temps. C’est ainsi que pour une part s’écrivit l’histoire des avant-gardes : comme celle de nombreux regroupeme...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/filigrane,
主要作者: Goudinoux, Véronique
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Filigrane 2024
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實物特徵
總結:Au cours du XXe siècle, dans le cadre des arts plastiques et visuels, de nombreux artistes se réunirent pour former des groupes dont les intitulés et les formes se transformèrent au fil du temps. C’est ainsi que pour une part s’écrivit l’histoire des avant-gardes : comme celle de nombreux regroupements d’individus dans une prise de parole à la première personne du pluriel, dans un nous engagé (nous, futuristes ; nous, surréalistes) dont les présupposés et les objectifs varièrent considérablement d’un groupe à l’autre. Il existe actuellement de nouvelles formes de regroupements, dites « col laboratives », entre les artistes. Aujourd’hui, lorsque des artistes créent à plusieurs, lorsqu’ils invitent d’autres, lesquels ne sont pas des artistes, à travailler avec eux, quel je, quel nous, quel on engagent-ils ? Il est fréquent par exemple de rencontrer des artistes oeuvrant en « duo ». Que conclure de l’apparition de ce mode précis de collaboration ? C’est à partir de l’œuvre commune des artistes Peter Fischli et David Weiss, et, plus brièvement, de celle que Sylvie Blocher a engagée depuis une vingtaine d’années, que nous tenterons d’apporter quelques réponses à ces questions.