Edward Said, ou la musique comme élaboration
Intellectuel critique partageant avec Theodor Adorno la condition d’exilé permanent, l’écrivain palestinien Edward Said semble n’avoir trouvé de lieu stable que dans la musique, où peut se dérouler le fil de sa propre histoire, de la construction de son « Je ». La musique devient pour lui maîtrise d...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Filigrane
2024
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Intellectuel critique partageant avec Theodor Adorno la condition d’exilé permanent, l’écrivain palestinien Edward Said semble n’avoir trouvé de lieu stable que dans la musique, où peut se dérouler le fil de sa propre histoire, de la construction de son « Je ». La musique devient pour lui maîtrise du temps et conjuration de la mort. Mais l’auteur de l’Orientalisme a été peu à peu conduit à s’interroger sur les usages sociaux et politiques de la musique classique qu’il analyse à l’aide du concept d’élaboration qu’il emprunte à Gramsci, en s’attachant avant tout aux conditions d’interprétation et d’exécution des oeuvres. La musique possède ainsi des éléments transgressifs et nomadiques. La thèse selon laquelle toute interprétation est une réinterprétation permet à Said de développer une approche de l’œuvre de Wagner, qu’il partage avec Daniel Barenboim dont la rencontre a été pour lui très importante, lui donnant l’occasion d’établir un lien entre ses prises de position politiques sur la question palestinienne et son amour de la musique, avec surtout la création de l’orchestre du Divan Occidental-Oriental. La musique peut alors se réaliser comme quintessence de l’humanisme. |
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