« Je, tu, nous, vous »
« Je, tu, nous, vous » est extrait du poème Keine Delikatessen d’Ingeborg Bachmann sur lequel sont construites en partie les « Résonances » de Luigi Nono (Risonanze erranti, 1985-87). Le compositeur, qui a rencontré l’écrivaine à plusieurs reprises, évoque ici les fragments interrogatifs de cette de...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Filigrane
2024
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | « Je, tu, nous, vous » est extrait du poème Keine Delikatessen d’Ingeborg Bachmann sur lequel sont construites en partie les « Résonances » de Luigi Nono (Risonanze erranti, 1985-87). Le compositeur, qui a rencontré l’écrivaine à plusieurs reprises, évoque ici les fragments interrogatifs de cette dernière poésie dans laquelle elle questionne l’acte d’écriture. « Devrai-je faire prisonnière une pensée, la conduire dans la cellule éclairée d’une phrase ? […] Faudra-t-il […] déchirer le papier […] détruisant ainsi : je, tu, il, elle, ça, nous, vous ? ». Le poème, mis en résonance avec l’écriture de Herman Melville (essentiellement Battlepieces and Aspects of the War) ainsi qu’avec les « échos » textuels et musicaux de Machaut, Desprez et Ockeghem, explore la nature de l’articulation entre pensée et écriture, entre individu et société ou soi et autrui, l’identité et le rôle complexe de l’artiste dans une société habitée par la violence, les rapports de domination et la guerre. |
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