Bruits « entonnés » et sons « convenables » : Russolo et Schaeffer ou la domestication des bruits
Toute culture musicale contient une part de bruit, au sens acoustique du terme, et l’exploite à un degré plus ou moins élevé. Cependant, seule la musique moderne l’a revendiquée en tant que telle. Ce n’est donc pas un hasard que les deux traités les plus célèbres sur le bruit et la musique datent du...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Filigrane
2024
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Toute culture musicale contient une part de bruit, au sens acoustique du terme, et l’exploite à un degré plus ou moins élevé. Cependant, seule la musique moderne l’a revendiquée en tant que telle. Ce n’est donc pas un hasard que les deux traités les plus célèbres sur le bruit et la musique datent du XXème siècle, le premier – L’art des bruits (1913) de Luigi Russolo – étant conçu comme un bref manifeste réclamant le droit musical au bruit, le second – le Traité des objets musicaux (1966) de Pierre Schaeffer – se posant comme une théorisation très élaborée des bruits en relation avec la musique. Le présent article tentera de montrer que, vu sous un angle particulier, le traité de Schaeffer se situe dans la continuité du manifeste de Russolo. En effet, nous soutiendrons que, loin de « libérer » le bruit, comme on a tendance parfois à le penser, ces deux écrits s’efforcent de le domestiquer. |
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