Anthropologie historique de la notion de bruit
La notion historique de bruit, totalement subjective au point d’en être contradictoire du point de vue de la réalité acoustique qu’elle est censée recouvrir, s’inscrit dans un partage religieux du sonore, et ceci dès le début de l’ère chrétienne, stigmatisant ainsi un pôle largement négatif, qui va...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Filigrane
2024
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La notion historique de bruit, totalement subjective au point d’en être contradictoire du point de vue de la réalité acoustique qu’elle est censée recouvrir, s’inscrit dans un partage religieux du sonore, et ceci dès le début de l’ère chrétienne, stigmatisant ainsi un pôle largement négatif, qui va du marquage temporel des pouvoirs politiques et des groupes sociaux, à un aspect plus fortement dévalorisé de ce pôle profane, avec une inscription systématique dans le champ du diabolique, du sorcellaire et de la Mort. Parallèlement, ce dualisme sonore de la puissance ou de la douceur, qui se polarise sur la dichotomie historique du « haut » et du « bas », va se retrouver au cœur du clivage savant/populaire qui s’instaure petit à petit pour s’affirmer très nettement à l’ère baroque, malgré encore, à cette époque, une forte perméabilité de ces deux champs. Alors, le bruit va devenir l’expression du rejet esthétique, marquant ainsi une évolution notable depuis le Moyen Âge, quand il était la marque sonore de l’emblématique politique de la féodalité, de la monarchie et des pouvoirs consulaires. C’est l’étude de ce renversement esthétique que se propose d’examiner cette contribution, grâce à une anthropologie sociale, politique et religieuse. |
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