Schoenberg et le temps de l’inconscient
Freud n’a pas parlé de la musique : cette surdité provient sans doute de ce qu’il ne concevait pas que l’inconscient puisse avoir affaire avec le temps. Dans cet article on examine ce que peut signifier cette incompréhension et on montre comment Schoenberg, au contraire fait musicalement la démonstr...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Filigrane
2024
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Freud n’a pas parlé de la musique : cette surdité provient sans doute de ce qu’il ne concevait pas que l’inconscient puisse avoir affaire avec le temps. Dans cet article on examine ce que peut signifier cette incompréhension et on montre comment Schoenberg, au contraire fait musicalement la démonstration inverse. Avec Erwartung, une véritable représentation de l’inconscient et du temps dans l’inconscient est élaborée dont le fonctionnement est montré ici sur quelques exemples. L’œuvre musicale apparaît donc une construction, à la fois rationnelle et fantasmatique, faisant surgir du chaos initial de la matière artistique des formes inouïes et insoupçonnées de cohérence qu’après tout nous pouvons aussi observer dans les « logiques émergentes » du délire. La frontière entre l’œuvre et le rêve, entre l’œuvre et le fantasme, entre l’œuvre et la folie reste si ténue parfois que les « liens de pensée » qui s’établissent entre les représentations de choses et les représentations fantasmatiques peuvent perturber complètement les rapports du sujet à la réalité, et les rapports de l’art à la réalité. |
|---|