Quelques points de vue sur l’invisible
Un titre paradoxal : les paradoxes remettent en question le sens commun, les illusions montrent que nos sens ne se bornent pas à refléter la réalité objective. Dans mes duos pour un pianiste, un accompagnateur invisible, illusoire, virtuel agit comme un partenaire programmé mais sensible. Les simula...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/filigrane, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Filigrane
2024
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Un titre paradoxal : les paradoxes remettent en question le sens commun, les illusions montrent que nos sens ne se bornent pas à refléter la réalité objective. Dans mes duos pour un pianiste, un accompagnateur invisible, illusoire, virtuel agit comme un partenaire programmé mais sensible. Les simulacres instrumentaux ou vocaux émanent d’un monde invisible et se prêtent en dialogues avec les sons acoustiques à des jeux d’identité, de filigrane, d’émergence (notamment dans Phone de Chowning). Dans l’audition comme dans la vision, la couleur résulte d’une fusion perceptive. La tempête de Dufourt prolonge l’énigme du tableau de Giorgione. L’œuvre plastique semble hors-temps et l’œuvre musicale en-temps, mais on peut avoir un sentiment synoptique d’une œuvre musicale : et la contemplation du tableau implique une exploration, une aventure de lignes. La technologie éphémère peut rendre périssables les œuvres nécessitant une réalisation en temps réel. La musique est mouvement, et la maîtrise du matériau sonore électroacoustique aide à faire jouer le temps jusque dans le son. L’accord mystérieux entre la nature et l’imagination qui caractérise la musique selon Debussy peut s’ouvrir à l’harmonie dissonante, à l’antiphysis, au contre nature, à l’illusion. L’espace n’est plus un a priori, mais une résultante des interactions dans les conceptions de Gauss, Einstein et Connes : de même, dans Turenas de Chowning, la musique creuse son espace invisible. |
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