L’interdit salutaire à travers deux cas merveilleux : « Cendrillon » (Perrault) et « Les six cygnes » (Grimm)
L’interdit, fréquent dans les contes, peut remplir une fonction de suspens dramatique dans l’attente de son éventuelle transgression, ou, au contraire, couplé immédiatement à sa transgression, de déclencheur narratif comme l’a proposé Propp. Mais l’interdit peut aussi avoir une visée salutaire en ai...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Féeries
2016
|
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’interdit, fréquent dans les contes, peut remplir une fonction de suspens dramatique dans l’attente de son éventuelle transgression, ou, au contraire, couplé immédiatement à sa transgression, de déclencheur narratif comme l’a proposé Propp. Mais l’interdit peut aussi avoir une visée salutaire en aidant le héros, initialement à son insu, à mener sa tâche principale à bonne fin. Cet article propose d’examiner deux cas où l’interdit pouvait sembler accessoire et se révèle en fait essentiel au récit. D’abord dans « Cendrillon » de Perrault, contrasté avec « Aschenputtel » des Grimm qui ne comporte pas d’injonction de quitter le bal, qui met ainsi en scène l’apprentissage de l’art du désir ; ensuite avec « Les six cygnes » des Grimm, et quelques contes apparentés et en filiation directe, où l’interdit de parler fournit à l’héroïne le moyen de réussir le labeur qu’elle accepte par dévouement pour ses frères. Dans les deux cas, nous montrerons que la forme d’une injonction non motivée et assortie d’une sanction s’avère en effet plus appropriée qu’un simple conseil qui serait fournit au héros, dans son propre intérêt. |
|---|