Les Belles rendormies. Féeries fin-de-siècle
Le conte de « La Belle au bois dormant » connaît d’innombrables versions scéniques au xixe siècle — opéra, féerie, comédie en vers —, inspirant aussi bien les scènes à succès que des tentatives littéraires et théâtrales plus exigeantes : La Belle au bois dormant de Jean Richepin et Henri Cain, mise...
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| में प्रकाशित: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| मुख्य लेखक: | |
| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
Féeries
2015
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| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | Le conte de « La Belle au bois dormant » connaît d’innombrables versions scéniques au xixe siècle — opéra, féerie, comédie en vers —, inspirant aussi bien les scènes à succès que des tentatives littéraires et théâtrales plus exigeantes : La Belle au bois dormant de Jean Richepin et Henri Cain, mise en scène par Sarah Bernhardt en 1907 condense ainsi un héritage thématique et spectaculaire représentatif de cette fortune théâtrale du conte. Le réveil de la Belle, tout particulièrement, peut être identifié comme un motif privilégié de l’idéalisme poétique, et bientôt comme l’expression convenue des aspirations contemporaines au ré-enchantement d’une réalité que menace la modernité destructrice. Inversant et déplaçant de manière significative la dynamique du conte — le réveil problématique, le refus du monde, l’exil, la quête douloureuse, les prestiges du songe —, les poètes symbolistes en font à leur tour une figure imposée du pessimisme fin-de-siècle et l’occasion d’une mise à l’épreuve des pouvoirs de la représentation théâtrale, dans le poème (Henri de Régnier, Gustave Kahn…) et sur les scènes d’art (Henri Bataille, Gabriel Trarieux, Maurice Maeterlinck). |
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