Banville au pays des merveilles : idéal et illusion
Banville ne cesse de se référer aux contes de fées, soit qu’il écrive lui-même des Contes féeriques, soit qu’il fasse représenter des féeries, soit qu’il donne vie, dans une longue nouvelle, à un personnage qui ne fait pas la différence entre réel et merveilleux. Si l’on s’est proposé d’analyser les...
שמור ב:
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Féeries
2015
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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openedition-oai:revues.org:feeries_966 https://doi.org/10.4000/feeries.966 urn:doi:10.4000/feeries.966 fr https://journals.openedition.org/feeries/966 2015-10-26T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/gayw All rights reserved Banville au pays des merveilles : idéal et illusion Féeries UGA Éditions - Université Grenoble Alpes info:eu-repo/semantics/reference/issn/1957-7753 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1766-2842 URI:https://journals.openedition.org/feeries Cabanès, Jean-Louis Banville ne cesse de se référer aux contes de fées, soit qu’il écrive lui-même des Contes féeriques, soit qu’il fasse représenter des féeries, soit qu’il donne vie, dans une longue nouvelle, à un personnage qui ne fait pas la différence entre réel et merveilleux. Si l’on s’est proposé d’analyser les fonctions multiples de ces références selon les genres, il apparaissait nécessaire de montrer que l’écrivain ne cesse de s’interroger, en écrivant des contes et des féeries modernes, sur la parodie et sur le naïf, sur la croyance et sur la représentation, sur l’idéal et sur l’illusion, en faisant toujours un grand écart funambulesque entre ces notions. C’est, à terme, au prétexte de merveilleux, une conception de la littérature et de la communication littéraire qui se trouve engagée. Les textes souvent bavards de Banville font l’éloge du silence, de la pantomime, des « purs signes », tout en suggérant que l’autonomie de l’art ressortit à une glorieuse illusion. Banville is constantly referring to fairy tales, whether he himself writes some Contes féeriques, stages some fairy plays, or inserts in a novella a character who makes no distinction between reality and the marvellous. In order to analyse the various functions of such references according to the literary genres, it proved necessary to demonstrate that the writer keeps pondering, while creating tales and modern fairy plays, over the parodic and the naive, over belief and representation, over the ideal and the illusion, performing all the time a high wire act between these notions. In later years, on the pretext of addressing the marvellous, a whole conception of literature and literary communication will be involved. Banville’s texts, which are often very wordy, praise the qualities of silence, of pantomime, of “pure signs” while suggesting that the autonomy of art pertains to some glorious illusion. |
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Français |
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Banville ne cesse de se référer aux contes de fées, soit qu’il écrive lui-même des Contes féeriques, soit qu’il fasse représenter des féeries, soit qu’il donne vie, dans une longue nouvelle, à un personnage qui ne fait pas la différence entre réel et merveilleux. Si l’on s’est proposé d’analyser les fonctions multiples de ces références selon les genres, il apparaissait nécessaire de montrer que l’écrivain ne cesse de s’interroger, en écrivant des contes et des féeries modernes, sur la parodie et sur le naïf, sur la croyance et sur la représentation, sur l’idéal et sur l’illusion, en faisant toujours un grand écart funambulesque entre ces notions. C’est, à terme, au prétexte de merveilleux, une conception de la littérature et de la communication littéraire qui se trouve engagée. Les textes souvent bavards de Banville font l’éloge du silence, de la pantomime, des « purs signes », tout en suggérant que l’autonomie de l’art ressortit à une glorieuse illusion. |
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